Offrir une friandise pour chien après une balade ou pour récompenser un bon comportement, c’est presque devenu un réflexe. Et on comprend pourquoi : c’est rapide, pratique, et ça fait plaisir à tout le monde.
Mais derrière ce petit geste plein de bonnes intentions, se cachent parfois des erreurs qui, à force de répétition, peuvent nuire à la santé de votre compagnon à quatre pattes. Trop sucrées, mal dosées, mal choisies… les friandises ne sont pas toujours aussi inoffensives qu’elles en ont l’air.
Pas de panique : avec quelques bons réflexes, il est tout à fait possible de faire plaisir à votre animal préféré sans mettre sa santé en péril.
1. Donner trop de friandises à son chien : le piège du grignotage
Quand un chien fait les yeux doux, difficile de résister. Pourtant, céder trop souvent à ses demandes peut vite devenir un problème. Une friandise pour chien doit rester exceptionnelle. Trop de gâteries, même petites, finissent par déséquilibrer son alimentation.
Les chiens ont vite fait de prendre l’habitude de quémander. Résultat : ils grignotent toute la journée, sans réel besoin. Ce comportement favorise la prise de poids, en particulier chez les toutous peu actifs ou les chiens seniors, dont le métabolisme ralentit.
Même chose pour les chiots, plus fragiles, chez qui il vaut mieux miser sur une ration équilibrée, incluant les bons aliments pour chiots, plutôt que sur des douceurs à répétition.
Pour éviter ce piège :
- limiter les friandises à 10 % de la ration quotidienne,
- éviter d’en donner sans raison précise,
- ne pas répondre à chaque demande par une récompense.
- utiliser la friandise comme substitut au repas
2. Utiliser la friandise comme substitut au repas
Certaines personnes remplacent les repas par des friandises quand leur chien boude sa croquette. Mauvaise idée. Un biscuit, même appétent, ne contient ni les bons apports, ni l’équilibre nécessaire à une bonne santé canine.
Les besoins nutritionnels d’un chien dépendent de son âge, de son activité et de sa taille.
Les chiots, par exemple, ont besoin de protéines, de calcium et d’énergie pour bien grandir. Quant aux chiens âgés, ils nécessitent une alimentation plus digeste, avec des fibres et moins de graisses.
En cas de perte d’appétit, mieux vaut consulter un vétérinaire. Une friandise, aussi savoureuse soit-elle, ne doit jamais remplacer un vrai repas.
3. Choisir des friandises bourrées d’additifs
Sur les étiquettes, on lit parfois : sous-produits animaux, colorants, conservateurs. Mieux vaut fuir. Certaines friandises industrielles sont tout sauf saines. Elles peuvent causer des troubles digestifs, des allergies, voire des problèmes de peau.
Pour bien choisir, privilégier les produits à base d’ingrédients simples. Pensez aussi à lire les étiquettes et éviter les longues listes d’ingrédients incompréhensibles.
Mieux encore : opter pour une friandise maison ou un produit naturel (comme un petit morceau de poulet cuit ou une carotte crue).
Le mieux, c’est souvent le plus simple.
4. Ignorer la taille, l’âge ou la race du chien
Une récompense trop dure pour un petit chien ou trop molle pour un grand n’a pas le même effet. Il faut adapter la texture, la taille et la forme à chaque animal.
Un chiot n’a pas les mêmes dents qu’un adulte. Un chien de grande race peut s’étouffer avec une mini-gourmandise prévue pour un Chihuahua.
La mastication joue aussi un rôle important. Elle favorise l’hygiène bucco-dentaire, renforce les mâchoires et occupe le chien. Mais elle doit rester adaptée à sa morphologie.
5. Récompenser au mauvais moment
Offrir une friandise après une bêtise, c’est lui envoyer le mauvais message. Le chien associe ce qu’il vient de faire à une récompense, même si ce n’était pas l’intention. Résultat : il recommence. C’est vrai pour un chiot autant que pour un chien adulte.
En éducation, la règle est simple. Il faut récompenser votre animal immédiatement après le bon comportement et être constant dans les règles. En somme, il faut utiliser la friandise comme un outil, pas comme une monnaie d’échange. Bien utilisée, elle aide à renforcer les bons réflexes.
6. Négliger les effets sur la digestion
Un chien qui digère mal ses friandises, ça se voit vite : diarrhée, gaz, selles molles. Certains produits sont trop gras, trop sucrés ou riches en céréales. D’autres contiennent des éléments allergènes.
Les chiens sensibles doivent recevoir des récompenses simples, pauvres en sucres et en graisses. En cas de doute ou de symptômes persistants, il ne faut pas hésiter à consulter un vétérinaire.
7. Oublier la dose et le budget
Donner une friandise naturelle ou faite maison, c’est bien. Mais si c’est tous les jours et sans modération, l’effet est le même qu’avec une sucrerie industrielle : surpoids assuré.
Côté budget, pas besoin de se ruiner. Beaucoup d’options saines et peu chères existent tels que les petits morceaux de viande cuite sans sel, les légumes croquants comme la carotte ou le haricot vert, les restes de nourriture (non salés, non épicés).
L’important, c’est la modération. Une friandise, ça se mérite… et ça se dose !
Au fond, tout est une question d’équilibre, un peu comme dans nos propres assiettes. Une friandise pour chien, c’est un petit bonus, un geste d’affection, un outil d’éducation… mais pas un passe-droit ni un substitut au bon sens.
Alors, faire plaisir, c’est bien. Le faire intelligemment, c’est encore mieux.


